Le Cameroun sollicite le Nigeria pour élucider le crash de Caverton

Trois mois après les faits, les causes exactes du crash du DHC-6-400 de la compagnie locale Caverton, transportant le personnel de la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), ne sont toujours pas connues. Une situation qui devrait évoluer dans les semaines à venir, grâce au soutien du Bureau d’enquête sur les accidents du Nigeria (AIB-N). 


Le Bureau d’enquête sur les accidents du Nigeria aidera le Cameroun à comprendre le crash du vol de COTCO intervenu près de Nanga Eboko (à 165 km de Yaoundé, la capitale camerounaise) le 11 mai 2022, faisant 11 morts, dont 2 membres d’équipage. L’organisme nigérian s’y est engagé ce mercredi 10 août, lors de la visite d’une délégation camerounaise dans ses bureaux, conduite par la directrice de l’aviation civile du ministère camerounais des Transports, Essimi Dine, rapporte Daily Nigerian.

« Le Cameroun a demandé l’aide de l’AIB-N pour le téléchargement de l’enregistreur de données de vol (FDR) et de l’enregistreur vocal du cockpit (CVR), l’analyse des informations y contenues et l’explication du déroulement de l’accident. Comme vous le savez, nous avons l’un des meilleurs laboratoires d’enquête sur les accidents au monde. L’avion est venu avec un enregistreur très brûlé, mais nous pouvons en extraire les informations », assure Akin Olateru, le commissaire de l’AIB-N.

Il a ajouté que les deux pilotes du DHC-6-400 ( TJ-TIM, MSN 934, 5 ans ) étaient des Nigérians. L’avion avait quitté l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen à 11 heures 45, à destination de la station de pompage N° 2 de COTCO, situé à Dompta, dans la région du Nord. Mais environ 15 minutes après son décollage, les aiguilleurs du ciel avaient perdu son signal. Plus tard, il a été retrouvé dans la forêt, non loin de Nanga Eboko, partiellement consumé par les flammes, comme le démontre une image satellite abondamment partagée sur les réseaux sociaux. 

Le Prince Fogue

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