Resultats premier semestre : Kenya Airways tirée vers le bas par un trafic de passagers en recul

A cause de la pandémie de Covid-19, le transport aérien peine, depuis l'an dernier à retrouver ses performances de 2019. Cela impacte logique sur les revenus de toutes les compagnies du monde, à l’instar de Kenya Airways.


La crise sanitaire continue d’impacter durement  les activités de Kenya Airways. Dans son rapport d'activités publié jeudi 26 août, il ressort qu'au cours des six premiers mois de l'année, le groupe a vu ses recettes baisser de 9% pour atteindre 27 milliards de shillings (249 millions de dollars).Ces résultats ont été principalement tirés vers le bas par le trafic passager qui a connu une contraction de 20% en glissement annuel ( 800 mille passagers entre janvier et juin). 

« La réduction est due à l'arrêt des opérations nationales au mois d'avril 2021, ainsi qu'aux restrictions de voyage et blocages dus à une augmentation des cas de coronavirus sur les principaux marchés nationaux et internationaux, notamment le Royaume-Uni, l'Inde, la Chine, les Émirats arabes unis et les Etats-Unis », justifie-t-elle,  constatant que le faible taux de couverture vaccinale reste un obstacle majeur à la reprise.

En revanche, le fret  continue d'être la dorsale de ses opérations  depuis le début de la pandémie. Le groupe a réussi à transporter 500 tonnes mensuellement, enregistrant une hausse de 60% des revenus sur ce segment.

Durant le premier semestre, Kenya Airways a pris une série d'initiatives visant à préserver sa trésorerie. Celles-ci comprennent la renégociation des baux, l'échelonnement des paiements  auprès des fournisseurs et le report partiel des salaires du personnel. L’objectif commercial pour le reste de l'année  sera d'assurer la survie et le rebond de l’entreprise, indique-t-elle.

Rappelons qu’en 2020, Kenya Airways, en cours de renationalisation, a enregistré sa huitième année consécutive dans le rouge, avec une  perte annuelle de 36,2 milliards de shillings (330 millions de dollars ), soit près du triple de l'année d’avant.

Le Prince Fogue

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